l'Autre blog du Bananier bleu

… et même un peu plus loin !

Sébastien Llado enregistre et publie

Sébastien Llado a déjà derrière lui un parcours digne d’intérêt. Il a étudié le trombone avec les plus grands – parmi lesquels Albert Mangelsdorff – et s’est formé à l’American School de Paris, au prestigieux collège de Berklee ainsi qu’au CNSM de Paris. Le trombone n’est déjà pas en soi l’un des instruments les plus répandus, mais Sébastien a ajouté encore une originalité à sa pratique, suite à sa rencontre avec Steve Turre, la conque. Les collaborations de Sébastien Llado sont nombreuses et éclectiques, de l’ONJ à Lenny Kravitz en passant par Magic Malik, David Patrois ou encore Yael Naïm. Du coup, ce garçon n’a jusque-là pas vraiment eu le temps de publier sous son nom propre. Pour notre plus grand plaisir, les choses sont en train de changer !

D’abord, Sébastien se lance dans l’enregistrement live de son premier album en quartet. Je dis “d’abord”, parce que ça se passe ce 20 novembre au Sunside à 21h, et qu’il est donc juste temps pour vous d’y courir. Il y sera entouré de Leila Olivesi (pno), Bruno Schorp (cb) et Julie Saury (dms). C’est noté ? Bien.

Et puis il y a l’autre versant de son projet, les explorations musicales de Sébastien. Basées sur l’utilisation des coquillages, elle mêlent des influences on ne peut plus diverses, et fréquemment électroniques. Sur le label Alter-Nativ (le label des musiques “invendables” !), il publie “Machination”, présenté ainsi :  “Sebastien Llado [...] s’est interessé au téléscopage de ces instruments naturels avec des outils issus de la musique électronique (boucleurs, samples, harmonizers etc…). Le résultat de cette expérimentation se trouve ici, sur ces 7 titres enregistrés live dans un lieu public (un bar). Il est intéressant de remarquer que le les gens passant dans la rue à ce moment-là se sont souvent arrêtés pour regarder “ce qui se passe”, formant un public hétéroclite mais disponible, curieux mais non captif, populaire mais exigeant.

“Machination” est en téléchargement libre sur le site du label – vous pouvez également l’écouter simplement en streaming – et je vous invite à y jeter vos oreilles curieuses, et à le faire savoir. J’en profite pour saluer la démarche – du téléchargement libre – qui va dans le sens de l’évolution de l’industrie musicale, à l’ heure du (presque) tout numérique. Celle-ci n’a cependant de sens que si vous, auditeurs, jouez le jeu, à savoir aider à diffuser au plus grand nombre ce que vous appréciez. Et enfin, celle-ci n’a de sens que si vous, spectateurs désormais conquis, vous vous précipitez écouter la musique là où elle est vivante, ce qui est sa première raison d’être, c’est à dire en concert ! Et donc, je rappelle, ça commence le 20 novembre au Sunside !

Plus d’informations sur Sébastien Llado :

18 novembre 2009 Posté par AlternativeBb | concert, disque, musicien | , , | Un commentaire

Mike Stern live @ JAM Montpellier

MikeStern_photo2“Sidiizzz… Dividiizzz… Wanna buy my latest album? I’ll sign an autograph! Sidiizzz… Dividiizzz… C’mon guys!”

Jeudi dernier, Mike Stern était donc en concert au JAM à Montpellier. Et avant le concert, dans une salle pleine à craquer, l’homme fendait la foule, tout sourire, pour vendre ses disques. On n’est jamais mieux servi que par soi-même, surtout en ces temps de crise du disque ! Mais pas du spectacle vivant… En tous cas, pour Mike Stern, les concerts sont régulièrement complets, et c’est tant mieux. Depuis la dernière fois que je l’ai vu – il y a cinq ans, à LaKasa en Guadeloupe, les cheveux ont un reflet argenté plus accentué, mais l’énergie et la joie de jouer sont intactes. Mike Stern est venu avec une bande d’inconnus de bas étage composée de Randy Brecker, Chris Minh Doky et Dave Weckl… Désolé, on n’avait pas moins bien. Je crois que je serais venu écouter les trois autres, même si Mike Stern s’était défilé… Donc, à quatre, ils ont mis le feu d’emblée. Sur un répertoire allant de “These Times” à “Big Neighborhood” et en passant par l’excellent “Who Let the Cats Out?”, ils ont alternés morceaux de bravoure, groove lourd et moments de grâce. Si j’avais un reproche, ce serait de n’avoir vu que le programme court… en une heure trente, le tout était dit, et heureusement qu’ils ne sont pas chiche en rappels pour rallonger la fête d’un bon petit quart d’heure supplémentaire. Même si sur le plan marketing, il est préférable que le client reste légèrement sur sa faim plutôt que d’être trop gavé, j’en aurais bien pris une assiette de plus, et je n’étais pas le seul. Pour le reste, la qualité était au rendez-vous. Sous des aspects de guitare rock, Mike Stern est capable de toutes les nuances, jazz, mélodique, d’une vélocité qui laisse pantois – sans être démonstratif, très fort ! – mais aussi doux et mélancolique quand il le faut, et capable d’un rock lourd qui vous prend aux tripes. Avec Mike Stern en vedette, Randy Brecker est resté un peu en retrait, mais était évidemment là où c’était nécessaire. Avec la lourde tâche d’assumer – avec succès – à lui seul les arrangements de morceaux composés pour des formations plus grandes, voire incluant la voix de Richard Bona. Derrière (enfin pas tant que ça d’ailleurs), Dave Weckl fut étincelant, et le public ne s’y est pas trompé. Véritables ovations pour ce batteur d’une énergie contagieuse – mais capable d’accompagner aux mains seules les ballades – qui nous a prodigué quelques solos d’une rare intensité. Aux basses, Chris Minh Doky était impeccable, mais aurait certainement pu donner encore plus. Au total, deux heures de concert (en incluant le retard au démarrage et les discussions d’après concert) tout en intensité que je ne suis pas prêt de regretter.

“Sidiizzz… Dividiizzz… Wanna buy my latest album? I’ll sign an autograph! Sidiizzz… Dividiizzz… C’mon guys!”

Plus d’informations sur le (très moche, désolé…) site officiel de Mike Stern : http://www.mikestern.org/ et sur sa page MySpace : http://www.myspace.com/mikesternjazz et puis évidemment, retour sur l’interview que nous avions réalisée en 2004 pour le Bananier bleu à l’occasion de ses concerts à LaKasa, avec Richard Bona et Lionel Cordew.

Photo (c) Clay Patrick McBride

27 octobre 2009 Posté par AlternativeBb | concert | , | Pas encore de commentaires

Summer Jazz Evening in Paris

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L’été à Paris a définitivement de bons côtés. D’abord on peut circuler en voiture – je ne sais plus qui me disait l’autre jour que finalement, le plan de circulation de Paris avait tout juste été réfléchi pour le mois d’août… – et on peut se garer (qui plus est gratuitement), même du côté des Halles. Pour une soirée dans la rue des Lombards, c’est parfait. Température agréable – chaud mais pas trop, terrasses ouvertes… Nous arrivons au Sunside.

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En cette semaine d’avant 15 août, c’est le trio de Yaron Herman qui tient l’affiche, avec Gerald Cleaver à la batterie et Simon Tailleu à la contrebasse. Evidemment, je n’ai pas vérifié l’horaire – ça commence toujours à 22h00 et ils ne commencent jamais à l’heure… et du coup le premier set est quasiment bouclé à notre arrivée… C’est malin. Qui plus est, c’est bondé. Car sur son nom, Yaron Herman ramène du monde et c’est tant mieux. Bref, ça va se passer debout au bar… Ceci dit, même quand il y a de la place, je finis généralement debout au bar, donc bon, pas trop de dépaysement. Si ce n’est que là, même au bar, ça tient plus du métro à l’heure de pointe que de l’appui nonchalant à la coule sur le comptoir… Faut s’agripper ! On arrive juste à temps pour la reprise de “Message in a bottle”. Belle énergie, que je ne fais qu’entendre car de là où je suis, je ne vois que la batterie et la contrebasse. Cela s’arrangera par la suite. Sur ce thème, Yaron Herman lance le groove en deux mesures avec le gimmick si caractéristique de la basse de Sting. Puis le reste monte peu à peu jusqu’à vous prendre irrésistiblement. Quand Yaron Herman joue debout, pas d’erreur, il y a le feu sur la scène. Alors que l’on commençait à bien entrer dans le bain, c’est directement le break de fin de set. Fallait arriver à l’heure…

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Nous profitons des mouvements de peuple pour gagner quelques précieux mètres le long du comptoir, qui nous permettrons d’enfin voir le trio en entier au deuxième set. Technique et stratégie… Discrètement, Elisabeth Kontomanou est venue écouter, et déguste la musique – debout au bar… comme tout le monde. Le deuxième set reprend sur un rythme plus lent, quoiqu’en fait, avec ces trois là, ça ne dure jamais très longtemps. Il faut dire que quand on dit que Yaron Herman joue du piano, il joue de tout le piano… Le clavier certes, mais les cordes, les bords et aussi le xyolphone posé dessus ! On s’assagit ensuite, d’abord avec une reprise de Blowin’ in the wind, puis Blossom extrait du premier album “Thèmes et variations”. Après la partie piano solo, Simon Tailleu enchaine sur un thème à la contrebasse, dans un silence religieux – “Vous êtes bien silencieux !” s’exclamera Yaron un peu plus tard – puis les trois repartent à l’assaut, du latin jazz ce coup-ci.

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Minuit et demi, fin du concert… et bis alors, non ? Oui, oui. Ils s’y remettent, et les fatigués étant partis nous pouvons enfin nous asseoir au plus près. Pour qu’un bis marche à fond, il faut un hit, et c’est donc “Toxic” qui s’y colle. Mieux que sur l’album ? En live c’est souvent le cas, surtout dans une telle ambiance. Il y a de tout dans cette interprétation, sauf du Britney… “Pour que ce soit aussi bon, c’est que le matériau de départ n’est quand-même pas mauvais” me souffle Fran dans l’oreille. C’est probablement vrai et doit flatter le compositeur qui a peut-être regretté d’abord que son morceau soit surtout connu défiguré en r’n'b… Groove, jazz, des accents de flamenco, tout se déchaine dans cette version – Yaron de nouveau debout – et soutenu par un impeccable Gerald Cleaver avec lequel la complicité est évidente. Bref, du grand jazz…

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Après cela, passage par les terrasses acollées du Sunset et du Baiser salé pour prendre l’air avant d’aller jeter les oreilles à la jam vocale animée par Catia Werneck – dont c’est d’ailleurs l’anniversaire. A l’étage sur scène Catia donc, Vincent Bidal au piano, Roger Carocci aux percussions, Munir Hossn à la basse et le cubain Lukmil Perez derrière les fûts – à la pause, il était venu écouter Yaron Herman à côté. Lui, c’est la troisième fois que je l’écoute cette semaine – à la jam de Thierry Fanfant Lundi, avec Djazil il y a deux jours – et à chaque fois il m’a impressionné. Dans le groupe de Thérèse Henri l’autre jour, il s’est lancé dans un morceau de batterie vaudou solo absolument insensé. Aujourd’hui ça groove brésilien, Catia oblige.

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Au changement, Lukmil Perez cède la place à Mokhtar Samba. La scène étant ouverte, ils accueillent une chanteuse japonaise de passage, pour un “Fly me to the moon” un peu approximatif. Derrière, on se regarde, on sourit un peu – sans se moquer, s’il vous plait – et on accélère imperceptiblement le rythme. Tout cela finit dans la bonne humeur. “On a joué, elle s’est fait plaisir, ce n’était pas parfait mais on a partagé, c’est ça la musique” conclura Mokhtar un peu plus tard, avant de disparaître se coucher. Il a une excuse, il prend l’avion demain pour Nouméa, participer au N.C. All Stars Festival organisé par le guitariste Stéphane Fernandez, et auquel participe également Andy Narell. Ce soir, il y en a d’autres qui ont des étoiles dans les yeux et des sourires jusqu’aux oreilles : Cate Petit prépare son départ pour l’Inde avec le groupe d’Etienne Mbappé dans une semaine – et visiblement, elle est enchantée. Vive la musique qui voyage et qui fait voyager !

Plus d’infos :
Yaron Herman / MySpace / Website
Gerald Cleaver / MySpace
Simon Tailleu / MySpace

Catia Werneck / MySpace / Website
Lukmil Perez / MySpace
Mokhtar Samba / MySpace / Website
Cate Petit / MySpace

Photos http://jazzafanny.com/ (fonctionne mieux avec IE…)

17 août 2009 Posté par AlternativeBb | concert | , | Pas encore de commentaires

Richard Galliano “Love Day” au Parc Floral

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De juin à juillet, à Paris, le week-end, c’est le Festival de Jazz qui se tient les après-midi au Parc Floral. Côté météo, après une semaine qui n’avait pas grand chose à envier à octobre, le soleil est revenu pour réchauffer les pelouses de Vincennes. Du coup, en ce 25 juillet, les alentours du chapiteau du festival étaient noirs de monde.

le-temps-qu'il-fautgalliano_love_day5b15dJe suis malheureusement arrivé un peu tard pour profiter pleinement du trio de Jean-Philippe Viret, venu présenter son dernier album en trio (avec Edouard Ferlet et Fabrice Moreau), le Temps qu’il faut. Deux morceaux seulement donc – trop court ! – plus le rappel, de ce jazz si mélodique, si “français” , et joué avec énormément de sensibilité. Vraiment très beau. Promis la prochaine fois, j’arrive à l’heure…

Plus d’info sur Jean-Philippe Viret sur son site web officiel http://www.viret.com/

A suivre, le 4tet de Richard Galliano, formé avec Gonzalo Rubalcaba, Richard Bona et Clarence Penn. Une sorte de All Stars dont on aurait pu craindre qu’ils jouent justement les stars plus que la musique, quoique Gonzalo Rubalcaba fasse partie du projet depuis l’enregistrement de l’album à Los Angeles. Et bien non, et les individualités de chacun se fondent avec bonheur dans le projet. Rubalcaba domine le sujet et apporte des touches légères de blues ou de latin jazz, juste là où il faut, pas plus qu’il n’en faut non plus. A la basse Richard Bona sert la musique, et passe à la basse acoustique dès que nécessaire. Egalement chanteur, il apporte quelques nappes vocales aériennes qui enrichissent sans conteste les arrangements de certaines compositions de Galliano. Clarence Penn est quant à lui lumineux derrière ses fûts. Richard Galliano se fait visiblement plaisir, aussi bien à l’accordéon qu’au melodica – en duo avec Rubalcaba – et le public apprécie (voir dans le diaporama, les quelques têtes célèbres ou non, rencontrées à l’occasion). En rappel, “Tango pour Claude”, et même un deuxième rappel – malgré l’horaire contraint par les avions qui n’attendent pas – qui finit en “Une chanson douce” reprise en choeur par l’assistance.

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Retrouvez Richard Galliano sur MySpace (http://www.myspace.com/rgalliano) ou bien sur son site officiel (http://www.richardgalliano.com/

26 juillet 2009 Posté par AlternativeBb | concert | , , | Pas encore de commentaires

Capturing the Cameroon sound – The Boston Globe

photo100Capturing the Cameroon sound – The Boston Globe. A l’occasion d’une mini tournée organisée aux Etats-unis à partir d’aujourd’hui, le journaliste Siddhartha Mitter revient sur le makossa, vu sous l’angle de l’histoire d’André-Marie Tala, de ses démélés avec James Brown qui avait à l’époque copié sa musique. La tournée figure également la présence de Jacob Nguni et Emile Kangue.

26 juin 2009 Posté par AlternativeBb | concert | , , | Pas encore de commentaires

C’est l’été au Baiser salé

baisersaleC’est l’été au Baiser salé, et après les Caraïbes en mai, c’est l’Afrique qui est traditionnellement à l’honneur en juillet. La première quinzaine d’août, suivra la 3e édition du Festival Estival de Jam – animées par François Constantin, Cathia Werneck et Maureen Angot. Enfin, du 17 au 30 août le club organise la première édition de “See, Sax & Sun”, avec entre autres Samy Thiébault / Rémi Vignolo Grooving Machine et Sophie Alour Groupe.

Côté Afrique donc, Woz Kali, Richard Epessé, Hervé Samb, Jean-Jacques Elangué, Brice Wassy, Rido Bayonne, Ignass Fofana, Mokhtar Samba ou encore Fatoumata Diawara seront quelques uns des artistes présents au long du mois de juillet – sans oublier d’alterner avec les jams du Lundi, les concerts de Mario Canonge ou Miguel Gomez, habitués de la maison.

Pour plus d’info, rendez-vous sur le site du Baiser Salé (http://www.lebaisersale.com) ou bien sur la page MySpace du Club (http://www.myspace.com/jazzclublebaisersale)

25 juin 2009 Posté par AlternativeBb | concert | , , , | Pas encore de commentaires

Stanley, Marcus et Victor aux Antilles

Les trois bassistes Stanley Clarke, Marcus Miller et Victor Wooten ont entamé leur tournée mondiale par quelques dates en Caraïbes. Ils étaient en Martinique d’abord puis en Guadeloupe hier soir. Une heure et demi de grosse démonstration bien sûr, mais également quelques moments plus en sensibilité – voir le solo de Victor Wooten. Quoi qu’il en soit l’occasion de prendre du bon temps avec trois musiciens qui continuent visiblement à toujours prendre autant de plaisir à jouer.

6 juin 2009 Posté par AlternativeBb | concert | , | Pas encore de commentaires