Roots music à l’américaine
On m’a récemment rapporté des Etats-Unis un petit disque fort sympathique, et dont la philosophie me parait assez bien coller à l’histoire du pays. Le groupe a été formé par David Rogers, multi-instrumentiste franchement éclectique puisqu’il joue du saxophone et des talking drums africains. “Imaginary Homeland” se revendique comme un mariage entre le jazz, l’Afrique et la roots music américaine. L’album “Jump for George” en est une illustration parfaite. Après avoir vécu au Ghana pendant trois ans durant lesquels il a travaillé avec les musiciens traditionnels et appris les bases de la musique locale, David Rogers a enseigné dans de nombreux congrès et ateliers. Il est accompagné de Mark Stone aux percussions et au xylophone africain, qui a travaillé avec de nombreux groupes de percussions africains ainsi que dans la Caraïbe. Au violon, on retrouve Marlene Rice qui a cotoyé de nombreux grands du jazz parmi lesquels Steve Coleman, McCoy Tyner, Freddie Hubbard – qui nous a malheureusement quitté récemment – et du r’n'b ou du rock (Lauryn Hill, Rod Stewart, Aretha Franklin, Somkey Robinson…). Enfin, Matt Pavolka, qui a joué entre autres avec George Garzone ou encore Mark Turner, est à la contrebasse. L’ensemble est un mélange étonnant, aux accents mixtes de free, de racines africaines, ou encore de fiddle music, illustration d’une histoire américaine elle-même forgée à partir de cette diversité mondiale.
Imaginary Homeland – 2003 – Jump for George – Jazz, African xylophone, talking drum & fiddle music from Appalachia to the Sahara – avec David Rogers, Mark Stone, Marlene Rice & Matt Pavolka
- Kanawha Girl (08:53)
- Anthem (07:23)
- Mobius Trip (06:56)
- Jump for George (08:46)
- Travelogue (10:00)
- El Sonero (09:09)
- The World is not your Home (11:57)
Plus d’informations sur le site du groupe : http://www.imaginaryhomeland.com
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le Bananier bleu, c’est l’actualité du jazz en Guadeloupe et plus largement aux Antilles françaises. Avec l’Autre blog, nous élargissons le point de vue : pas que le jazz, et pas que les Antilles. Cela laisse de la marge… Les mots d’ordre ? Fusion, world, tropical, jazz, funk, soul… Mais on y élargira le débat égalementà ce qui nous passe par la tête, en particulier aux réflexions sur l’évolution actuelle de l’industrie de la musique, à la révolution Internet et à ses implications dans un monde où l’économie de la culture était déjà fragilisée à la base. N’hésitez pas non plus à nous suggérer les thèmes ou les musiques que vous voudriez voir apparaître ici.